« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Leo Farrell, et l’entraîneur a laissé faire.
Un mois entier sans baisse de régime, pesé contre tous ceux de la division qui font le même métier. Moins bruyant qu'un trophée, et plus difficile à obtenir par accident.
Le banc03/05/2027
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Modestas Paulauskas a fait court après la victoire 2‑1, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
« Je n'ai pas signé pour regarder. Personne ne signe pour ça. » La plus vieille récrimination du football, et Kauno Zalgiris devra y répondre en minutes ou en transfert.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Léo Ribeiro s’en est chargé contre Atlantas. 2‑0 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Kauno Zalgiris.
Notes des joueurs05/04/2027
Doublé, et l'après-midi appartient à Léo Ribeiro — 9.01
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Léo Ribeiro l'a provoqué, et le 9.01 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
« J'ai essayé. J'ai vraiment essayé, et chaque matin je me réveille au mauvais endroit. » Personne à Kauno Zalgiris ne peut entraîner un homme à ne plus ressentir cela, et personne là-bas ne fait semblant d'essayer.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Kauno Zalgiris des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
À 22 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Léo Ribeiro et Kauno Zalgiris s’accordent pour 2 années de plus.
Ordre venu d'en haut au Kauno Zalgiris : quelqu'un doit partir
Les bilans ne s'intéressent ni à la forme ni à celui autour de qui l'entraîneur comptait bâtir. Le conseil a décidé qu'une vente s'imposait, et il ne reste qu'à savoir quel nom la portera.
1 garçons montent, et quelque part dans le bâtiment ceux qui les entraînaient à douze ans vivent en silence la meilleure matinée de leur année de travail. Rien de tout cela n'apparaît dans un résultat, et c'est pour cela que le centre existe.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le Kauno Zalgiris a affaire à un homme qui veut un autre pays.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Edvinas Barauskas est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Direction08/03/2027
Une promesse que le conseil de Kauno Zalgiris n'a pas tenue
Il y avait un engagement, il y avait une date, et la date est passée. La confiance dans un club se construit en années et se dépense en un après-midi.
Certains matchs basculent sur un instant ; celui-ci a basculé sur un homme. 7.49 sur la feuille, et le public du Kauno Zalgiris est rentré avec un seul nom en tête.
L’indemnité était convenue, le vol déjà regardé — puis le téléphone a cessé de sonner. Atlantas est passé à autre chose, Yukiyoshi Karashima se représente à Kauno Zalgiris, et tout le monde fait comme si lundi n’était qu’un lundi.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Fiodor Klimavicius est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Fedor Černych y figure.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Kauno Zalgiris sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à Kauno Zalgiris. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.
En bref
EffectifFabien Ourega veut savoir pourquoi il gagne moins