« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Molde s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Linus Alperud et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Martin Pedersen et Molde s’accordent pour 4 années de plus.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Quelqu'un a regardé tous les matchs de la division ce week-end et a décidé qu'il était ce qu'il y avait de mieux dans n'importe lequel d'entre eux. Un petit honneur, et la plupart des carrières se terminent sans.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Molde, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Emil Breivik. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Doublé, et l'après-midi appartient à Jalal Abdullai — 8.83
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Jalal Abdullai l'a provoqué, et le 8.83 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Caleb Zady Sery et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Une moyenne de 7.03 à un âge où la plupart de sa génération joue encore chez les jeunes. Molde sait ce qu'il tient, et à présent tout le monde le sait aussi.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 21 ans qu'il considère comme le sien. Linus Alperud l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Noté 8.02 — le genre de chiffre qu'un chroniqueur inscrit deux fois pour être sûr. Tout ce qu'il a tenté a réussi, et le reste ne valait pas d'être tenté.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 3‑1, Martin Odegaard pouvait se permettre d'être généreux.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 9 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Le plus dur, à 19 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Oskar Spiten-Nysæter n'en avait pas besoin : 7.72, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Molde s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Jalal Abdullai. 2‑1 contre Fredrikstad, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
À 23 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Lars Haaland a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Martin Pedersen a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Tobias Selnaes est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Jonas Bjorkan est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
On a compté 10 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Tout est réglé entre les clubs, il reste des papiers et une photo. Autour de Molde, on parle déjà de lui au passé.
Notes des joueurs19/10/2026
Jalal Abdullai, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.69
Une note de 7.69 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
À 20 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Tout le monde au Molde l'a vu avant que quiconque le dise ; c'est toujours ainsi. À 34 ans, le déclin est réel et mesurable — 3 points — et il ne reste qu'à savoir comment le club traite quelqu'un à qui il doit énormément.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 1‑2, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
Le banc19/10/2026
Albert Posiadała est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Molde ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
À 18 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Sivert Sira Hansen, et l’entraîneur a laissé faire.
Brann au programme, et un homme du vestiaire de Molde connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Le banc12/10/2026
Igor Gosik est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Molde ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Il ressemble désormais à quelqu'un qui vit ici, non à quelqu'un qui y travaille. Il a fallu presque toute une saison, et au Molde la différence se voit du dernier rang.
Prochain rendez-vous à domicile : Brann, qui s'y présente au rang 3. Le genre de match sur lequel une saison se construit en silence, ou perd sa forme en silence.
En bref
EffectifBirk Risa dans le onze de la division — 6.69
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Eirik Haugan sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Molde les adieux ont discrètement commencé.
7.66, 1 sur la feuille et la comédie très particulière d'un joueur de la défense qui célèbre comme quelqu'un qui fait ça toutes les semaines. Ce n'est pas le cas, et c'est exactement pour cela que le stade a réagi ainsi.
Le règlement l'autorise et cela pique quand même. Vebjørn Hoff s'est entendu avec Brann pour l'été, et d'ici là il porte ce maillot en joueur qui a déjà choisi le suivant.
Caleb Zady Sery et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Blerton Isufi a 20 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Kristian Lonebu, et l’entraîneur a laissé faire.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 1‑3, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Albert Posiadała y figure.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Molde peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
À 21 ans, il a été meilleur que tous ceux de son âge dans la division quatre semaines d'affilée, ce qui est plus dur qu'un bon après-midi. Molde essaiera de ne pas en faire trop.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Molde, une semaine de plus sans la signature de Albert Posiadała.
Quelqu'un lui est passé devant. Ce n'est pas une mise à l'écart et c'est pire, parce qu'une mise à l'écart concerne un samedi et ceci concerne sa place.
Quatre ou cinq journées de régularité, comparées à tous ceux de la division qui font son métier. Jalal Abdullai ressort de cette comparaison dans l'équipe, et le Molde a profité de chacun de ces après-midi.
Pas un nouveau contrat, pas un nouveau numéro : une nouvelle place dans la tête de l'entraîneur, la seule promotion qui compte vraiment dans le football. Birk Risa vient d'y monter.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Linus Alperud y figure.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Fredrik Kristensen Dahl : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Molde qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 9 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Haugesund voudra vite oublier celui-là : 3‑0, tous les duels perdus, et un long trajet du retour. Molde a été impitoyable comme savent l'être les bonnes équipes.
Les clubs s'étaient entendus, le joueur non. Un camouflet, et public : Red Bull Salzburg le garde, et les supporters d'ici se demandent ce qu'il avait entendu dire sur l'endroit.
À 20 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Albert Posiadała y figure.
Molde a demandé et Bodo/Glimt a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Un défenseur sur la feuille de match, ce qui arrive assez rarement pour que tout le stade se souvienne de qui a tiré le corner. 1 pour lui, et une note de 7.88 pour le reste.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à Borussia Mönchengladbach ne le dit, et personne à Molde n'apprécie de devoir deviner.
Il jouera ici jusqu'à l'été puis franchira la porte gratuitement, ayant déjà signé ailleurs. Les supporters encaisseront la première partie de cette phrase ; c'est la seconde qui posera problème.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Jalal Abdullai et Molde s'accordent pour 5 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
FC Nordsjaelland a payé $540.0K et Molde a accepté — toute l’histoire tient en une phrase. La version longue parle de masse salariale et sera racontée toute la saison.
Effectif10/08/2026
Albert Posiadała s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Oskar Spiten-Nysæter et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Molde a demandé et Elche a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Kristian Eriksen, et cette fois c’est FC Nordsjaelland au bout du fil. Molde écoute poliment et ne promet rien.
Eirik Hestad et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif03/08/2026
Des mots à l'entraînement du Molde sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Albert Posiadała en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Igor Gosik et Molde s’accordent pour 4 années de plus.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Molde, une semaine de plus sans la signature de Emil Breivik.
10 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Une demande de prêt adressée à Borussia Mönchengladbach : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
En bref
Le bancEmil Breivik frappe à la porte de l’entraîneur
Le bancLe verdict de l'entraîneur
Notes des joueursLes occasions sont venues et reparties pour Kristian Lonebu