114 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Cerro perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Agustín Miranda s’en est chargé contre Rentistas. 2‑1 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Cerro.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 9 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Notes des joueurs31/08/2026
Aucune trace de nervosité chez Rodrigo Mederos à 21 ans — 8.11
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Rodrigo Mederos n'en avait pas besoin : 8.11, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Alejandro Severo et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nicolás Guirin, et l’entraîneur a laissé faire.
Alejo Macelli touché aux ligaments du genou — 124 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 124 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Agustín Barrios s’en est chargé contre Central Espanol. 3‑2 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Cerro.
Match19/08/2026
Agustín Barrios l'emporte alors que l'arbitre aurait dû siffler
100e minute. Agustín Barrios a trouvé la finition dans un temps qui n'existait qu'à cause des arrêts précédents, et Central Espanol est passé du point à rien en un seul mouvement.
7 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Notes des joueurs24/08/2026
Tiago Rijo, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 8.16
Une note de 8.16 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Les défenseurs centraux ont droit à deux montées par saison et on les juge sur ce qu'ils en font. Valentín Rodríguez a marqué, a été noté 7.82, et était revenu avant que quiconque remarque son absence.
Tomás Sultani et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
La série d'invincibilité atteint 6. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
En bref
Les tribunesLes supporters du Cerro se sont trouvé un chouchou en Nicolás Fuica
EffectifDes mots à l'entraînement du Cerro sur qui travaille vraiment
Notes des joueursNahuel Sena les a provoqués tout le match
3Édition
Le Journal de Cerro
17/08/2026
De notre correspondant footballStable
Effectif17/08/2026
Une blessure au genou de la pire espèce pour Alejo Macelli
132 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Cerro perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Mariano Nichele s’en est chargé contre Cerrito. 4‑1 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de Cerro.
Certains après-midi, le gardien est à lui seul toute l'équipe. 7 arrêts, dont plusieurs sur des ballons que personne n'imaginait voir repoussés, et un score final qui flatte tout ce qui se trouvait devant lui.
Notes des joueurs17/08/2026
Alan Zamurio, 18 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 8.45
Une note de 8.45 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 18 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
Tomás Sultani et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
En bref
Le bancL'entraîneur fait de Tomás Sultani un exemple
139 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Cerro perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Effectif10/08/2026
Tomás Sultani obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Tomás Sultani vient de signer au Cerro, et pour une fois la réponse comptait.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Cerro des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Dribbles réussis : 21. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Effectif10/08/2026
Une blessure musculaire et 16 jours d'absence pour Facundo Butti
La blessure la plus courante du football et celle dont on revient le plus souvent trop vite. Cerro annoncera 16 jours et prendra ses précautions, parce que la deuxième est toujours pire que la première.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Santiago Rios a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Marcelo Rivera est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Santiago Silva est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Matias Sanchez est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
En bref
Le bancQuelqu'un d'autre est meilleur que Diego Capdevila en ce moment
Le bancLe verdict de l'entraîneur
MatchUn point de pris ou deux de perdus pour Cerro ?
147 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Cerro perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Effectif03/08/2026
Un transfert que Nicolás Guirin aurait fait gratuitement
Il existe de chaque carrière une version où le joueur finit là où il a choisi plutôt que là où on l'a choisi. Nicolás Guirin vit cette version au Cerro, et cela se voit généralement dès le premier mois.
Notes des joueurs03/08/2026
Aucune trace de nervosité chez Bruno Morales à 21 ans — 7.87
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Bruno Morales n'en avait pas besoin : 7.87, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Alejo Macelli et Cerro s’accordent pour 4 années de plus.
Nahuel Arena était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Toujours aucune offre sur la table, et le contrat de Alejo Macelli continue de rétrécir. Dans la langue des bureaux, un silence aussi long cesse d’être un oubli et commence à être une réponse.
2‑2, et les deux vestiaires parleront de deux points perdus. Un nul qui a posé beaucoup de questions et n'en a résolu aucune.
Le banc03/08/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Alejandro Rossi ne le cachait pas après 2‑2, et personne dans le vestiaire de Cerro non plus.
En bref
Notes des joueursLa seule chose que Augusto Cambón n'a pas su faire