Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Aly Keïta et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Moussa Sissoko y figure.
Le nom de Bourama Boiré revient sans cesse dans les pages sportives d'ailleurs. US Forces Armees ne dit rien, ce qui en dit long.
En bref
Le bancDominique Dao frappe à la porte de l'entraîneur
40Édition
La Gazette de US Forces Armees
03/05/2027
De notre correspondant footballInquiétude
Les tribunes03/05/2027
Les supporters s'organisent contre la direction de US Forces Armees
Une mauvaise ambiance, cela s'attend. Un groupe de gens qui se réunit ensuite pour décider quoi faire, non, et tout le monde dans le bâtiment sait à quel stade on en est.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Mamadou Maguiraga, et l’entraîneur a laissé faire.
Position 14 et 17 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Abdoul Bode et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
15 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à US Forces Armees va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Effectif19/04/2027
11 arrêts : Nouhan Condé a été l'équipe à lui seul
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 11 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Bourama Boiré y figure.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Noah Dede-Lhomme, et l’entraîneur a laissé faire.
Le banc19/04/2027
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Djigui Haidara ne le cachait pas après 0‑0, et personne dans le vestiaire de US Forces Armees non plus.
Un joueur qui se voyait titulaire a regardé depuis le banc. L'entraîneur parlera d'un choix pour l'équipe ; Naman Doumbia emploiera un autre mot en privé.
Éliminé, 1‑2 contre Djoliba, et le long débat sur lequel des petits moments a tout décidé. Il ne reste plus que le championnat, et tout le monde le sait.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » US Forces Armees s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Abdoul Bode et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Dribbles réussis : 20. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 1‑2, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Moussa Sissoko y figure.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Djigui Haidara après 0‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à US Forces Armees, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Position 13 et 16 points, et dans ce quartier on lit le classement en partant du bas. Le calendrier a cessé d’être un programme pour devenir un compte à rebours.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
35 ans, 3 points de moins qu'à son sommet, et un corps qui présente la facture. Aucun n'y échappe, et ce paragraphe reste le plus pénible à écrire de toute la page.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Stade Malien au programme, et un homme du vestiaire de US Forces Armees connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Une équipe classée au rang 3 se présente ensuite. Le résultat ne fera la saison de personne et pourrait discrètement en casser la forme, ce qui explique que l'entraîneur soit sur la vidéo depuis dimanche.
Il ressemble désormais à quelqu'un qui vit ici, non à quelqu'un qui y travaille. Il a fallu presque toute une saison, et au US Forces Armees la différence se voit du dernier rang.
11 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à US Forces Armees va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Aly Keïta était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je pourrais parler d'arbitrage et je pourrais parler de chance. Je ne le ferai pas. On a perdu. » L'entraîneur, 1‑3, et une conférence de presse qui a duré quatre minutes.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Le banc22/03/2027
Bourama Boiré est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au US Forces Armees ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Moussa Sissoko. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Les occasions se créent et quelque chose se produit entre la création et la finition. 3 matchs désormais, et l'inquiétude dans le stade arrive un peu plus tôt chaque semaine.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 0‑0, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
Le système a changé et son poste, non. Un footballeur peut améliorer sa forme ; il ne peut pas améliorer le dispositif de l'entraîneur, et c'est là tout le problème.
Il s'entraîne dur, dit ce qu'il faut dire et rentre dans un appartement vide. Personne au US Forces Armees n'a rien fait de mal, et c'est précisément ce qui rend la chose si difficile à régler.
9 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
0‑3 pour Afrique Foot Elite, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Bourama Boiré et US Forces Armees s'accordent pour 4 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Il existe de chaque carrière une version où le joueur finit là où il a choisi plutôt que là où on l'a choisi. Noah Dede-Lhomme vit cette version au US Forces Armees, et cela se voit généralement dès le premier mois.
Binga au programme, et les deux équipes savent faire le calcul. Gagnez et le classement change de visage ; perdez et il ressemble à ce que tout le monde redoutait.
Dribbles réussis : 16. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Le banc08/03/2027
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑3, livrées par Djigui Haidara à une salle qui les avait déjà entendues.
Certains après-midi, un gardien est toute la défense. 6 arrêts, dont plusieurs du genre que personne ne s'attend à voir réussis, et dix joueurs de champ qui lui doivent un verre.
Abdoul Bode était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Alieson Kamara et US Forces Armees s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Djigui Haidara après 0‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
7 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à US Forces Armees va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Effectif22/02/2027
Nouhan Condé a tenu l'arrière-garde à lui tout seul
On a compté 6 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Les défenseurs centraux ont droit à deux montées par saison et on les juge sur ce qu'ils en font. Aly Keïta a marqué, a été noté 7.88, et était revenu avant que quiconque remarque son absence.
Abdoul Bode et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Deux clubs dans le pétrin, un match entre eux, et un stade qui sera plus bruyant et plus inquiet qu'à n'importe quel autre moment de la saison. US Forces Armees sait ce qui est en jeu, et le parcage visiteur aussi.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Djigui Haidara après 1‑3, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Bourama Boiré y figure.
Le banc15/02/2027
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Djigui Haidara a choisi la version du verre à moitié plein de ce 1‑1 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Bourama Boiré n’aura rien signé — un contrat à US Forces Armees ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
Moussa Sissoko est là depuis assez longtemps pour savoir à quoi ressemble un printemps qui tourne mal, et il le sent. Un vestiaire qui a peur joue comme un vestiaire qui a peur.
En bref
Le bancMoussa Touré frappe à la porte de l’entraîneur
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Les occasions se créent et quelque chose se produit entre la création et la finition. 3 matchs désormais, et l'inquiétude dans le stade arrive un peu plus tôt chaque semaine.
Bertrand Essiane Ndjongolo était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
À 23 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Une note de 7.19, et personne dans le stade ne la contesterait. Il a touché à tout ce qui comptait, et à presque tout le reste.
Le banc08/02/2027
Moussa Sissoko est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au US Forces Armees ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Chaque système a ses postes et celui-ci n'a pas le sien. US Forces Armees changera de système, changera son rôle ou changera son club, et il attend de savoir lequel.
Le banc08/02/2027
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Djigui Haidara a choisi la version du verre à moitié plein de ce 0‑0 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
En bref
À venirUS Forces Armees défie l'équipe que tout le monde poursuit
13 points et un calendrier qui s'épuise. Les mathématiques ne sont pas encore cruelles, mais elles ne sont plus clémentes.
Direction01/02/2027
US Forces Armees clôt le mercato avec l'effectif qu'il s'est choisi
3 à l'entrée et 0 à la sortie, et plus aucun changement pendant des mois. L'entraîneur a ce qu'il a, les supporters ont leur avis dessus, et le classement aura le dernier mot.
Effectif01/02/2027
Usman Abiodun obtient le transfert qu'il a toujours voulu
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Usman Abiodun vient de signer au US Forces Armees, et pour une fois la réponse comptait.
4 matches sans victoire maintenant, et les excuses se sont usées plus vite que la patience. Quelqu'un à US Forces Armees va devoir aller chercher un résultat quelque part.
Aly Keïta et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Il a signé en s'attendant à une scène plus grande que celle qu'il a trouvée. Cela n'a pas pris longtemps, et le vestiaire n'a pas mis longtemps à le remarquer non plus.
Il a 20 ans, et les rapports de scouting s’accordent sur la seule ligne qui compte : le plafond. Ces recrutements-là sont des billets de loterie remplis par des professionnels.
En bref
Le bancLe verdict de l'entraîneur
Le bancNouhan Condé frappe à la porte de l'entraîneur
D'une séance de tirs au but on ne retient que la fin, et celle-ci se termine avec Nouhan Condé : 2 tentatives repoussées, et des supporters qui raconteront chacune d'elles pendant les vingt prochaines années.
Un match de coupe attend toujours que quelqu’un s’en empare, et Alieson Kamara s’en est chargé contre Real Bamako. 2‑2 au final, et le nom dans le chapeau du prochain tour est celui de US Forces Armees.
Noté 7.87. Il existe un type d'attaquant dont la valeur n'apparaît que si l'on compte ce à quoi il a participé plutôt que ce qu'il a conclu, et c'est le jour où cet argument se démontre tout seul.
Aly Keïta était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Mené, et battu pour quiconque regardait honnêtement, jusqu'à la 120e minute. Real Bamako avait les points en poche et un coin du stade y croyait encore, ce qui est en général le moment où cela arrive.
Un penalty est le seul moment du football où l'on ne peut se cacher nulle part, et il ne l'a pas marqué. Le chemin du retour a paru interminable, et la semaine le sera davantage.
L'offre était très loin du compte et US Forces Armees n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Abdoul Bode et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Djigui Haidara après 1‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Le banc18/01/2027
Bourama Boiré est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au US Forces Armees ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. US Forces Armees a fait le plus dur avec Afrique Foot Elite, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Real Bamako garde son homme, et US Forces Armees retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Cela durait depuis 5 matchs. Les joueurs n'ont pas célébré comme des hommes qui viennent de gagner un match ; ils ont célébré comme des hommes qu'on vient de libérer de quelque chose.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Tidiane Traoré. 1‑0 contre US Bougouni, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
La moitié du calendrier jouée, le rang 12, 12 points au compteur. Multiplier par deux est le calcul que chaque supporter a fait, et le seul que personne au club ne fera à voix haute.
Noté 7.72. Demandez à n'importe qui en sortant du stade ce qui a tranché et vous obtiendrez un nom : la seule récompense qui ait jamais vraiment compté.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Djigui Haidara sur un 1‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
0‑3 pour Djoliba, et c'était exactement aussi laid que le chiffre le suggère. Il y a des défaites qu'on discute et des défaites pour lesquelles on s'excuse ; celle-ci était du second genre.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
5 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Abdoul Bode était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
3 matchs sans but. Les attaquants ne lèvent plus la tête, les milieux prennent la touche de trop, et chaque frappe au-dessus est suivie d'un soupir qui s'accumule depuis le dernier but.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. US Bougouba garde son homme, et US Forces Armees retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Notes des joueursPersonne n'a pu approcher Moussa Sissoko
22Édition
La Gazette de US Forces Armees
28/12/2026
De notre correspondant footballCrise
Effectif28/12/2026
Nouhan Condé a tenu l'arrière-garde à lui tout seul
On a compté 7 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Aly Keïta, et l’entraîneur a laissé faire.
Le banc28/12/2026
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑2, livrées par Djigui Haidara à une salle qui les avait déjà entendues.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Djoliba au programme, et un homme du vestiaire de US Forces Armees connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Face à cet adversaire, l'entraîneur voulait un autre profil : une raison purement footballistique, et qui ne console personne. Aucune faute à lui reprocher, et pas une minute de jeu.
Il a récupéré puis il en a fait quelque chose : deux métiers, et la raison pour laquelle le score ressemble à ce qu'il est. 10 actions cumulées et une note de 6.48, dont pas une seule ne figurera dans un résumé.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Djigui Haidara après 0‑1, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Bourama Boiré y figure.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Abdoul Bode : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et US Forces Armees qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Bourama Boiré n’aura rien signé — un contrat à US Forces Armees ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
Aly Keïta et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
À 22 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
Le panneau était levé, la victoire était acquise, et puis Binga a marqué. Il n'existe pas de pire minute pour encaisser, et le stade s'est vidé dans le silence qui suit celle-là.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Le banc14/12/2026
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Djigui Haidara a choisi la version du verre à moitié plein de ce 1‑1 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
Aly Keïta et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Dribbles réussis : 21. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Abdoul Bode, et l’entraîneur a laissé faire.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Djigui Haidara après le nul 0‑0, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
Un week-end, jugé face à celui de tous les autres. Bertrand Essiane Ndjongolo en est ressorti premier, et pour la plupart des footballeurs une récompense hebdomadaire est le seul trophée qu'une carrière produit.
Quatre-vingt-dix minutes, aucun but, et le débat a commencé avant que le parking ne se vide : un point de gagné, ou deux de laissés contre Afrique Foot Elite ? On en parlera encore jeudi.
Personne au US Forces Armees ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Rien n'est annoncé quand cela arrive, et tout le monde le sait. Il pèse davantage dans les plans de US Forces Armees qu'il y a un mois, et le centre d'entraînement l'avait compris avant que la feuille de match ne le dise.
Quatre-vingt-dix minutes bien précises réclamaient un autre genre de joueur, et l'entraîneur en a choisi un. Il n'est pas en méforme et il n'est pas dans l'équipe, et les deux sont vrais.
Abdoul Bode : ce n'est pas ce qu'on m'avait promis
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » US Forces Armees n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Abdoul Bode et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Tout le monde soupçonnait cette version du joueur, et la voilà démontrée. 9.72, et pas une objection dans le stade.
Notes des joueurs30/11/2026
Alieson Kamara n'a pas vécu le même après-midi que les autres
9.24. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Tout le monde soupçonnait cette version du joueur, et la voilà démontrée. 8.04, et pas une objection dans le stade.
Les tribunes30/11/2026
Un long déplacement à AS Police qui valait le coup
5-0, et un coin du stade adverse qui a fait plus de bruit que tout le reste réuni. Ces cars partent avant l'aube et personne, en dehors d'eux, n'en parle jamais.
« Le mérite revient aux joueurs. Mon travail était facile aujourd'hui. » Il ne l'était pas, et tout le monde dans la pièce le savait ; après 5‑0, Djigui Haidara pouvait se permettre d'être généreux.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑2, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Bourama Boiré n’aura rien signé — un contrat à US Forces Armees ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Personne au US Forces Armees ne suggère qu'il est en méforme. L'entraîneur voulait simplement d'autres qualités pour quatre-vingt-dix minutes précises, et il n'existe aucun entraînement contre cela.
« Je ne demande à personne d'être meilleur qu'il n'est. Je demande à chacun d'être aussi bon qu'il l'est, chaque semaine. » Dit à voix haute, devant tout le monde, et le vestiaire de US Forces Armees n'était plus le même ensuite.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Moussa Diallo
16 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le US Forces Armees perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
5 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Moussa Sissoko y figure.
Une équipe classée au rang 11 se présente ensuite. Le résultat ne fera la saison de personne et pourrait discrètement en casser la forme, ce qui explique que l'entraîneur soit sur la vidéo depuis dimanche.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Moussa Diallo
23 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le US Forces Armees perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
3 buts dans le même match. Le premier était bien pris, le deuxième gourmand, et au troisième le stade attendait simplement qu’il touche le ballon.
Effectif09/11/2026
Dominique Dao a tenu l'arrière-garde à lui tout seul
On a compté 7 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Défendre était facultatif et personne n'a levé l'option. 7 buts entre le US Forces Armees et AS Police, et pas un seul de ceux qui ont payé leur place ne réclamera un remboursement.
Il a 22 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
En bref
Le bancAly Keïta se fait reprendre par l'entraîneur
DirectionPersonne n'est sorti vite du vestiaire de US Forces Armees
Moussa Diallo touché aux ligaments du genou — 30 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 30 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » US Forces Armees n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Dribbles réussis : 20. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nouhan Condé, et l’entraîneur a laissé faire.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑2, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
L'entraîneur a réordonné ses priorités et Tiéoule Sissoko en est ressorti plus bas. On lui dira que c'est temporaire, et les joueurs qui ont déjà entendu cela éviteront son regard.
Chaque système a ses postes et celui-ci n'a pas le sien. US Forces Armees changera de système, changera son rôle ou changera son club, et il attend de savoir lequel.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à US Forces Armees, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Moussa Diallo
37 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le US Forces Armees perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
7.66, 1 sur la feuille et la comédie très particulière d'un joueur de la défense qui célèbre comme quelqu'un qui fait ça toutes les semaines. Ce n'est pas le cas, et c'est exactement pour cela que le stade a réagi ainsi.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Chaque recrue l'attend et chaque conférence de presse pose la question jusqu'à ce qu'il arrive. Il est arrivé, US Forces Armees a lancé son homme, et le deuxième est toujours plus facile.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Bourama Boiré n’aura rien signé — un contrat à US Forces Armees ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
Personne au US Forces Armees ne suggère qu'il est en méforme. L'entraîneur voulait simplement d'autres qualités pour quatre-vingt-dix minutes précises, et il n'existe aucun entraînement contre cela.
En bref
Notes des joueursPersonne n'a pu approcher Bourama Boiré
44 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. US Forces Armees perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
6 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
Aly Keïta et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
7 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
« Les supporters ont le droit d'être en colère. Moi aussi. On va rectifier ça. » 0‑2, un entraîneur qui dit ce qu'il faut dire, et un vestiaire qui en a entendu une autre version.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Salikou Diarra : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et US Forces Armees qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Moussa Touré. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Moussa Diallo touché aux ligaments du genou — 52 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 52 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Abdoul Bode était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
En bref
MercatoLes rumeurs autour de Moussa Sissoko ne s'éteignent pas
Le bancL'entraîneur monte au créneau pour Moussa Diallo
10Édition
La Gazette de US Forces Armees
05/10/2026
De notre correspondant footballInquiétude
Effectif05/10/2026
Une blessure au genou de la pire espèce pour Moussa Diallo
61 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le US Forces Armees perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
4 garçons montent, et quelque part dans le bâtiment ceux qui les entraînaient à douze ans vivent en silence la meilleure matinée de leur année de travail. Rien de tout cela n'apparaît dans un résultat, et c'est pour cela que le centre existe.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Sekou Diarra est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Cheick Sidibe a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Abdoulaye Diaby est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Lassana Doumbia est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
Dribbles réussis : 15. Vers la soixante-dixième minute, un latéral affiche un désespoir bien particulier, et il était là.
Le banc05/10/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Djigui Haidara ne le cachait pas après 0‑0, et personne dans le vestiaire de US Forces Armees non plus.
Rien de tout cela ne figurera dans un communiqué. Un projet est monté, est redescendu refusé, et la version du club qui aurait existé dans trois ans a discrètement cessé d'être possible.
Abdoul Bode et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Le haussement d'épaules a disparu, la langue vient, et il discute à l'entraînement comme quelqu'un qui compte être là l'an prochain. La moitié de la valeur d'une recrue est là, et rien n'en apparaît sur le montant.
7 nouveaux visages, et le US Forces Armees apprend encore à se connaître
Un effectif reconstruit en un seul mercato le paie dans une monnaie que personne ne budgète. Le football n'est pas moins bon que la somme des joueurs ; il est moins bon que la somme des joueurs ayant déjà joué ensemble.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Moussa Touré n’aura rien signé — un contrat à US Forces Armees ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
6Édition
La Gazette de US Forces Armees
07/09/2026
De notre correspondant footballStable
Direction07/09/2026
US Forces Armees clôt le mercato avec l'effectif qu'il s'est choisi
7 à l'entrée et 0 à la sortie, et plus aucun changement pendant des mois. L'entraîneur a ce qu'il a, les supporters ont leur avis dessus, et le classement aura le dernier mot.
Aly Keïta était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Des conditions ont été proposées et déclinées. Le salaire, le rôle ou la ville, personne à Djoliba ne le dit, et personne à US Forces Armees n'apprécie de devoir deviner.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Une demande de prêt adressée à Colombe du Dja et Lobo : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
Il existe un niveau où un footballeur cesse d'être mis à l'épreuve et se retrouve simplement contenu ; il l'a atteint depuis un moment. Le US Forces Armees le sait, et tous ceux qui le regardent aussi.
Un nouveau venu à son poste, et Moussa Touré doit soudain reconquérir ce qu’il croyait acquis. US Forces Armees n’a rien promis — on promet rarement à ce stade.
US Forces Armees a demandé et US Bougouba a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Il fait le samedi des choses auxquelles personne autour de lui ne peut répondre : flatteur pendant une saison environ, problème ensuite. Le US Forces Armees ne le gardera pas en prétendant le contraire.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Une demande de prêt adressée à Djoliba : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.
US Forces Armees a passé le coup de fil à Djoliba. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
L'offre était très loin du compte et US Forces Armees n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
US Forces Armees a demandé et Real Bamako a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
US Forces Armees a passé le coup de fil à Onze Createurs. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
La concurrence est arrivée sans qu'on lui en dise un mot. Dominique Dao garde le maillot pour l'instant, à la convenance de US Forces Armees et non à la sienne.
Il existe un niveau où un footballeur cesse d'être mis à l'épreuve et se retrouve simplement contenu ; il l'a atteint depuis un moment. Le US Forces Armees le sait, et tous ceux qui le regardent aussi.
US Forces Armees a demandé et Djoliba a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au US Forces Armees des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Moussa Touré et US Forces Armees s’accordent pour 2 années de plus.
Il fait le samedi des choses auxquelles personne autour de lui ne peut répondre : flatteur pendant une saison environ, problème ensuite. Le US Forces Armees ne le gardera pas en prétendant le contraire.
Toujours aucune offre sur la table, et le contrat de Tidiane Traoré continue de rétrécir. Dans la langue des bureaux, un silence aussi long cesse d’être un oubli et commence à être une réponse.
US Forces Armees a passé le coup de fil à Djoliba. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
Une demande de prêt adressée à Stade Malien : de la profondeur, ou un regard sur quelqu'un que le club ne peut pas encore se payer. Dans les deux cas, la réponse tombera dans la semaine.