Theo Bongonda et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Match21/11/2026
Personne n'a pu arrêter de marquer
6 buts. Les deux bancs ont passé la seconde période à se regarder plutôt qu'à regarder le terrain. Les puristes se plaindront du Al-Faisaly et d'Al-Ittihad à parts égales ; tous les autres ont passé un moment merveilleux.
Battu 6 fois, 5 arrêts, et un après-midi qui ira sur sa fiche, que la faute soit la sienne ou celle de la défense. C'est l'injustice silencieuse du poste.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Raphael Silva, et l’entraîneur a laissé faire.
Direction23/11/2026
Personne n'est sorti vite du vestiaire de Al-Faisaly
La porte est restée close longtemps après le coup de sifflet final. Ce qui s'est dit là-dedans les regarde ; savoir si cela a servi, ce sera samedi.
Le banc23/11/2026
Le verdict de l'entraîneur
« C'est pour moi. C'est moi qui choisis l'équipe et j'ai mal choisi. » Les entraîneurs disent cela quand ils le pensent et quand ils ont besoin qu'on les voie le dire, et après 0‑6 Nasser Al-Harbi a quitté la pièce avant qu'on puisse lui demander lequel des deux.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Al-Faisaly s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Effectif16/11/2026
44 jours d'absence pour Ayman Al-Sahli après une fracture
Un os, la seule blessure livrée avec un calendrier. Al-Faisaly annoncera une date de retour et, chose rare dans ce métier, aura probablement raison.
17 jours, dit l’examen — et les examens sont plus cléments que la réalité. Les matchs de cette période viennent de devenir le travail de quelqu’un d’autre.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Al-Faisaly des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif16/11/2026
Des mots à l'entraînement du Al-Faisaly sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Abdoulaye Seck en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Les clubs promettent en permanence et le journal ne l'apprend d'ordinaire que lorsqu'ils manquent à leur parole. Celle-ci a été tenue, et le vestiaire l'a remarqué plus vite que n'importe quel supporter.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Mohamed Absi y figure.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Jaber Issa : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Al-Faisaly qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
En bref
MercatoLes rumeurs autour de Romell Quioto ne s'éteignent pas
Les os se ressoudent. C'est la seule chose clémente dans cette blessure et la raison pour laquelle le Al-Faisaly en parlera plus ouvertement que d'un genou. Il reviendra, et à peu près quand ils le disent.
Dribbles réussis : 26. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à Al-Faisaly ne l’a entendue autrement.
Jaime Seoane et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Score final 2‑0, et l’après-midi fut celui de Andrei Girotto : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Al-Faisaly.
Notes des joueurs09/11/2026
Jaime Seoane n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.17. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
« Ici, personne n'est au-dessus d'une remarque. » Aucun nom n'a été cité, mais le vestiaire sait compter, et ceux qui écoutaient aussi.
Effectif09/11/2026
Des mots à l'entraînement du Al-Faisaly sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Yaseen Barnawi en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Al-Faisaly peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Direction07/09/2026
Mercato clos à Al-Faisaly : 14 en plus, 5 en moins
La date limite est passée et l'effectif est l'effectif. Arrivées : 14, départs : 5, et tout le reste imprimé sur ce club le mois dernier était une rumeur qui l'est restée.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
11 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
L'entraîneur a réordonné ses priorités et Fahad Al-Dossari en est ressorti plus bas. On lui dira que c'est temporaire, et les joueurs qui ont déjà entendu cela éviteront son regard.
Abdulrahman Al-Sherif était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Yaseen Barnawi : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Al-Faisaly qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Rien d'écrit et rien de public : un mot sur le temps de jeu, donné en tête-à-tête à Al-Faisaly. Les feuilles de match du mois à venir diront s'il valait quelque chose.