« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Aalesund, et elle ne sera pas retirée.
Roy Warholm était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Villads Nielsen y figure.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Aalesund sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Bodo/Glimt au programme, et un homme du vestiaire de Aalesund connaît leur centre d'entraînement mieux que le sien. L'accueil lui dira ce qu'on pensait de lui là-bas.
Un an plus tard, la langue n'est pas venue, la ville ne s'est pas ouverte, et il mange seul plus souvent que le Aalesund n'aimerait l'admettre. Cela se voit le samedi.
Prochain rendez-vous à l'extérieur : Bodo/Glimt, rang 3. Les supporters qui feront le déplacement en parleront toute la semaine, et les autres regarderont leur téléphone à cinq heures moins dix.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Christian Garofalo et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Jens Haaland figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
« Il y a des choses que j'ai aimées et des choses qu'on va travailler mardi jusqu'à ce qu'elles soient justes. » 0‑0, et un entraîneur qui avait déjà décidé à quoi ressemblerait mardi.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Stian Odegaard, et l’entraîneur a laissé faire.
Match06/11/2032
Un point de pris ou deux de perdus pour Aalesund ?
Quatre-vingt-dix minutes, aucun but, et le débat a commencé avant que le parking ne se vide : un point de gagné, ou deux de laissés contre Haugesund ? On en parlera encore jeudi.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Paul Ngongo. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Un an plus tard, la ville ne s'est pas ouverte, la langue n'est pas venue, et le déjeuner se prend seul plus souvent que quiconque à Aalesund ne l'admettrait. Cela se voit le samedi.
En bref
Le bancLe plan n'avait pas de place pour Philip Storås
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Aalesund des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Mathias Kristensen a sa réponse de Aalesund ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
Les clubs promettent en permanence et le journal ne l'apprend d'ordinaire que lorsqu'ils manquent à leur parole. Celle-ci a été tenue, et le vestiaire l'a remarqué plus vite que n'importe quel supporter.
Le banc01/11/2032
Paul Ngongo est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Aalesund ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Un point est un point et je le prends, mais on aurait dû en avoir trois. » Daniel Howard après le nul 0‑0, et la phrase que chaque entraîneur du pays a prononcée à un moment ou à un autre ce week-end.
Quatre-vingt-dix minutes, deux gardiens aux gants immaculés, et pas une frappe digne d'être conservée. Lillestrom sera le plus heureux des deux avec ce point.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Amund Wichne : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Aalesund qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
L'accord avec Molde est conclu à tous les sens du terme, sauf celui qui le met sur le terrain. Rien ne tourne mal à ce stade, sauf les fois où ça tourne mal.
Christian Garofalo était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Aalesund a passé le coup de fil à Bodo/Glimt. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
Le banc26/07/2032
Villads Nielsen est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Aalesund ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Le banc26/07/2032
Vu du banc
« On n'a pas perdu. Certaines semaines, c'est tout ce qu'on obtient, et je préfère avoir le point que pas. » Daniel Howard a choisi la version du verre à moitié plein de ce 0‑0 ; les supporters sont repartis avec l'autre.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Aron Bjorkan
110 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Aalesund perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Aalesund, et elle ne sera pas retirée.
Le règlement l'autorise et cela pique quand même. Marcus Reed s'est entendu avec Stabaek pour l'été, et d'ici là il porte ce maillot en joueur qui a déjà choisi le suivant.
Il existe de chaque carrière une version où le joueur finit là où il a choisi plutôt que là où on l'a choisi. Erling Svensson vit cette version au Aalesund, et cela se voit généralement dès le premier mois.
Aalesund a demandé et Bodo/Glimt a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Aalesund des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Il a 20 ans, et les rapports de scouting s’accordent sur la seule ligne qui compte : le plafond. Ces recrutements-là sont des billets de loterie remplis par des professionnels.
Il a 19 ans, et les rapports de scouting s’accordent sur la seule ligne qui compte : le plafond. Ces recrutements-là sont des billets de loterie remplis par des professionnels.