Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Adryelson sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Real Sociedad B les adieux ont discrètement commencé.
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Adu Ares, et cette fois c’est Real Murcia au bout du fil. Real Sociedad B écoute poliment et ne promet rien.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Real Sociedad B des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Gorka Gorosabel. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Real Sociedad B, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Adryelson était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Real Sociedad B peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Un nom de plus sur la liste : Leganés a posé la question que tout le football se pose au sujet de Adu Ares. La réponse de Real Sociedad B n’a pas changé — pour l’instant.
350 apparitions, 8 saisons, un seul maillot. Ce genre de parcours ne se planifie plus, et Real Sociedad B mesure exactement ce qu'il a entre les mains.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Aihen Muñoz et Real Sociedad B s'accordent pour 2 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Je veux gagner des choses, et j'aimerais le faire ici. » Rien n'a été exigé et rien n'a été menacé — mais une direction comme celle de Real Sociedad B entend une phrase pareille exactement telle qu'elle a été construite.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le Real Sociedad B a affaire à un homme qui veut un autre pays.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Real Sociedad B ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
L’offre de Sevilla pour Toni Martínez a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Il y a les footballeurs qui font une bonne saison et ceux pour lesquels une saison reste dans les mémoires ; les seconds entendent leur nom lu dans une salle, l'été. Le Real Sociedad B sera discrètement ravi et secrètement inquiet.
9 matchs sans défaite à domicile. Les équipes visiteuses arrivent en parlant déjà de l'ambiance, ce qui est généralement le signe qu'elles ont à moitié perdu avant le coup d'envoi.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Jon Eceizabarrena était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 18 ans qu'il considère comme le sien. Antonio Giménez l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Real Sociedad B le sait.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Jon Garro. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Le mercato se referme sur le transfert de Diego Bri
Real Sociedad a manqué de temps avec Atlético Madrid. Le dossier était encore ouvert quand la date limite est passée, et un transfert presque bouclé est devenu un transfert qui n'a jamais eu lieu.
Effectif11/02/2030
Álex Remiro a tenu l'arrière-garde à lui tout seul
On a compté 6 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
« J’ai de l’ambition, et j’aimerais que le club la partage. » Personne n’a demandé à partir, personne n’a été poussé dehors — mais un joueur choisit cette phrase avec soin, et une direction l’entend exactement comme elle a été pensée.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Real Sociedad des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Bournemouth garde son homme, et Real Sociedad retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Rien dans la semaine à venir n'est ordinaire. Athletic Bilbao samedi, une ville qui en parle déjà, et un vestiaire à qui il n'est pas nécessaire d'expliquer ce que cela signifie.