Une blessure au genou de la pire espèce pour Younes Lachaab
80 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Dijon perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
La dernière chose dans un transfert qui appartienne encore au joueur, c'est sa signature sur ses propres conditions, et elle y est. Dijon l'a perdu, à la paperasse près.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. RC Strasbourg garde son homme, et Dijon retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Patrick Vidal sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Dijon les adieux ont discrètement commencé.
Enoch Owusu et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Dribbles réussis : 22. Vers la soixante-dixième minute, un latéral affiche un désespoir bien particulier, et il était là.
Effectif13/08/2035
Des mots à l'entraînement du Dijon sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Emiel Callens en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
94 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Dijon perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Dijon ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Notes des joueurs30/07/2035
Patrick Vidal, 19 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 7.74
Une note de 7.74 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 19 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Dijon s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
L'offre est arrivée chez SM Caen cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Dijon a fait le plus dur avec FC Nantes, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
Younes Lachaab et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
On demande si souvent aux footballeurs quel était le club de leur enfance que plus personne n'écoute la réponse. Thibaut Batbedat vient de signer au Dijon, et pour une fois la réponse comptait.
En bref
EffectifEnoch Owusu s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
Une blessure au genou de la pire espèce pour Younes Lachaab
108 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Dijon perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Dijon a demandé et RC Strasbourg a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Patrick Vidal sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Dijon les adieux ont discrètement commencé.
Younes Lachaab était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Thomas Lissi était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Dijon a passé le coup de fil à Bayer Leverkusen. Pas d'indemnité, une part du salaire, et un maillot de plus au poste où l'effectif a été le plus mince toute la saison.
Mathieu Brun touché aux ligaments du genou — 24 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 24 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de Dijon on a commencé à prononcer son nom au passé.
Une visite médicale, une signature, un maillot brandi devant un panneau de sponsors. Dijon a fait le plus dur avec FC Nantes, et ce qui reste est la partie que les supporters voient vraiment.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Emiel Callens et Dijon s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Enoch Owusu était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Bilal Boukerchaoui et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nicolas Zdichynec, et l’entraîneur a laissé faire.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Dijon n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Patrick Vidal sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Dijon les adieux ont discrètement commencé.
« Je n'ai jamais voulu être ailleurs. Il reste du travail ici. » Younes Lachaab s'engage avec Dijon pour 3 années de plus.
Effectif14/05/2035
Des mots à l'entraînement du Dijon sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Younes Lachaab en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Bilal Boukerchaoui et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Un an plus tard, la ville ne s'est pas ouverte, la langue n'est pas venue, et le déjeuner se prend seul plus souvent que quiconque à Dijon ne l'admettrait. Cela se voit le samedi.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Sofiane Achour s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
Le règlement l'autorise et cela pique quand même. Patrick Vidal s'est entendu avec Montpellier HSC pour l'été, et d'ici là il porte ce maillot en joueur qui a déjà choisi le suivant.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Enoch Owusu était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Nicolas Zdichynec était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nathan Tronchet, et l’entraîneur a laissé faire.
« On continue de se voir, et on continue de sortir de la pièce avec les mêmes chiffres qu’en y entrant. » Une nouvelle réunion à Dijon, une semaine de plus sans la signature de Enoch Owusu.
Un mois est assez long pour que personne n'y entre par hasard. Patrick Vidal figure dans le onze de la division, ce qui est un compliment plus discret qu'un trophée et plus fiable.
Tout est réglé entre les clubs, il reste des papiers et une photo. Autour de Dijon, on parle déjà de lui au passé.
Effectif23/04/2035
Des mots à l'entraînement du Dijon sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Younes Lachaab en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Nicolas Zdichynec et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
« Certains matins, tu te réveilles et tout ce que tu connais est encore très loin. » Ce n'est pas le football et ça ne l'a jamais été : le Dijon a affaire à un homme qui veut un autre pays.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Nicolas Zdichynec, et l’entraîneur a laissé faire.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Thomas Lissi. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Bilal Boukerchaoui sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Dijon les adieux ont discrètement commencé.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Dijon peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Dijon des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif09/04/2035
Des mots à l'entraînement du Dijon sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Younes Lachaab en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Marcel Le Roux et Dijon s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Younes Lachaab s'accroche avec un coéquipier sur les exigences
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
Tout le monde l'a vu avant que quiconque le dise. À 35 ans, les chiffres disent 3 points de moins que ce qu'il était, et la question pour Dijon est de savoir comment traiter un homme à qui il doit beaucoup.
Sofiane Achour et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Certains matchs basculent sur un instant ; celui-ci a basculé sur un homme. 7.40 sur la feuille, et le public du Dijon est rentré avec un seul nom en tête.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 0‑0, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Benoît Robert, et l’entraîneur a laissé faire.
Le public a attendu un but qui n'est jamais venu. RC Strasbourg a défendu en nombre et est reparti avec ce qu'il était venu chercher, et les deux équipes pourraient jouer encore sans inquiéter la feuille de match.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Nathan Tronchet : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Dijon qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Position 3, 61 points, et le résultat que tout le monde regarde en premier est désormais le leur. Le mot ne se prononce toujours pas autour du stade — c’est à cela qu’on sait que tout le monde y pense.
José Lino et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Effectif24/04/2034
Des mots à l'entraînement du Dijon sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Mauro Rodrigues en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
« Ce n'est pas la fin du monde et ce n'est pas suffisant. Les deux sont vrais. » L'entraîneur, après un nul 1‑1, a dit la chose honnête, puis est allé la redire à l'intérieur.