Les clubs se sont entendus, et il ne reste que des formalités : une visite médicale, une photo, une signature. Personne à Ashanti Gold ne fait semblant de croire qu'il reportera ce maillot.
Ce n'est pas de la rotation. Andrew Amoah n'entre plus dans les plans de l'entraîneur depuis un moment, et personne à Ashanti Gold ne prétend le contraire.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Bernard Mohammed était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Cela s'est terminé 1‑1, et cela a d'ailleurs toujours ressemblé à ça. Un de ces après-midi où le classement bouge moins que les nerfs.
Le banc24/09/2035
Japhet Matondo est devenu un homme de confiance de l'entraîneur
Personne au Ashanti Gold ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
Le banc24/09/2035
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Kwadwo Gyan ne le cachait pas après 1‑1, et personne dans le vestiaire de Ashanti Gold non plus.
Le plus dur, à 17 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Bernard Sulemana n'en avait pas besoin : 7.81, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
À 34 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.26 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
Score final 2‑1, et l’après-midi fut celui de Bernard Sulemana : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Ashanti Gold.
À 20 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
L'horloge a fait ce que BA All Stars refusait de faire, et y a mis fin. Les supporters qui ont suivi le compte à rebours passeront le prochain mercato à recommencer.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Ashanti Gold peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
« Je me souviens de la réunion. Je me souviens exactement de ce qui y a été promis. » Ashanti Gold s’en souvient peut-être autrement — et c’est précisément le problème.
Ce n'est pas de la rotation. Samuel Schlupp n'entre plus dans les plans de l'entraîneur depuis un moment, et personne à Ashanti Gold ne prétend le contraire.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Bernard Mohammed était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Ce n'est jamais annoncé et c'est parfaitement visible : les plus grands après-midi de la saison continuent de le contenir. Une tribune de presse le comprend bien avant que quiconque au club en confirme un mot.
Chaque conférence de presse commence et finit désormais pareil : par l’avenir de Japhet Matondo. L’entraîneur a épuisé les façons nouvelles de ne rien dire.
On a compté 9 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
Tout le monde l'a vu avant que quiconque le dise. À 36 ans, les chiffres disent 3 points de moins que ce qu'il était, et la question pour Ashanti Gold est de savoir comment traiter un homme à qui il doit beaucoup.
Battu 0‑2, et battu sans discussion. L'entraîneur a fait court après le match, ce qui était sans doute sage.
Le banc23/04/2035
Vu du banc
« On va analyser, on va apprendre, et on repart. » Les trois phrases que chaque entraîneur garde pour une défaite 0‑2, livrées par Kwadwo Gyan à une salle qui les avait déjà entendues.
« L’entraîneur n’a pas employé beaucoup de mots, et il n’en avait pas besoin. » Bernard Mohammed a sa réponse de Ashanti Gold ; ce qu’il en fera est l’histoire du prochain mercato.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Afriyie Atiemo y figure.
Effectif23/04/2035
Un jeune du Ashanti Gold remporte le prix des espoirs
Ernest Sulemana a 18 ans, et le temps d'un week-end il a été le meilleur de tous ceux de son âge dans la division. Personne ne devrait bâtir une carrière là-dessus, et tout le monde le fait en silence.
En bref
Le bancQuelqu'un d'autre est meilleur que Andre Ayew en ce moment
« J'ai tout donné ici et j'ai besoin d'un nouveau défi. » La demande est officielle, et la relation ne sera plus jamais tout à fait la même.
Notes des joueurs26/02/2035
Aucune trace de nervosité chez Baba Ayew à 21 ans — 7.80
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Baba Ayew n'en avait pas besoin : 7.80, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
À 34 ans, il est censé gérer son temps de jeu. Il a au lieu de cela obtenu 8.08 et ressemblé, quatre-vingt-dix minutes durant, exactement au joueur dont tout le monde se souvient.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Mohammed Essien sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Ashanti Gold les adieux ont discrètement commencé.
3 victoires d’affilée changent l’échauffement des adversaires : plus silencieux, plus de regards en coin. Les séries s’arrêtent, tout le monde le sait — mais personne dans ce vestiaire ne le prévoit.
Un accord qui n'était plus qu'à un coup de fil à midi était mort à minuit. Ashanti Gold réessaiera à l'ouverture du prochain mercato ; Aduana Stars ne sera peut-être plus vendeur d'ici là.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Kwadwo Gyan sur un 1‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Andre Ayew, et l’entraîneur a laissé faire.
10 matchs sans victoire désormais, et le stade a pris ce silence particulier d’un public qui s’attend au pire. Un vilain 1-0 guérirait presque tout ; c’est bien ce qui rend fou.
Indemnité réglée, contrat réglé, visite médicale programmée. Albert Kyereh sera le joueur d’un autre club d’ici le week-end, et à Ashanti Gold les adieux ont discrètement commencé.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Ashanti Gold, et elle ne sera pas retirée.
Les défenseurs centraux ont droit à deux montées par saison et on les juge sur ce qu'ils en font. Ivan Anokye Mensah a marqué, a été noté 7.85, et était revenu avant que quiconque remarque son absence.
Ce n'est pas de la rotation. Samuel Schlupp n'entre plus dans les plans de l'entraîneur depuis un moment, et personne à Ashanti Gold ne prétend le contraire.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Baba Ayew et Ashanti Gold s'accordent pour 3 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Ashanti Gold, et elle ne sera pas retirée.
Noté 7.64 à 19 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 7.84 à 33 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
Eric Oteng et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 19 ans qu'il considère comme le sien. Bernard Schlupp l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Bernard Schlupp. 2‑0 contre Berekum Chelsea, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Notes des joueurs27/02/2034
Japhet Matondo n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.16. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Andre Ayew et Ashanti Gold s’accordent pour 3 années de plus.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Kwadwo Gyan sur un 2‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
En bref
Le bancAlbert Kyereh frappe à la porte de l’entraîneur
Il y a un âge à partir duquel chaque bon après-midi est décrit comme un retour en arrière, ce qui est injuste et également exact. 7.90 à 33 ans, et personne sur le terrain n'a fait mieux.
$580.0K était le maximum que le club paierait et Asante Kotoko demandait davantage. Ce genre d'affaire ressuscite dans la dernière semaine du mercato une fois sur deux, et tout le monde le sait.
Eric Oteng était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Asante Kotoko garde son homme, et Ashanti Gold retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Un centre de formation existe précisément pour ce matin-là. Andre Ayew a traversé toutes les catégories du club et porte maintenant un numéro professionnel ; les plus fiers du bâtiment seront ceux qui l'entraînaient à douze ans.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Abdul Ayew est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Pas d'indemnité, pas de présentation, pas d'agent sur le perron. Thomas Kudus est dans ce club depuis l'enfance et fait désormais officiellement partie du groupe professionnel — ce qui, pour un lectorat local, vaut mieux que n'importe quelle recrue.
Les clubs dépensent des fortunes à chercher des joueurs et en trouvent parfois un au bout du couloir. Andrew Amoah est de ceux-là, et l'accueil qu'il recevra pour sa première apparition sera d'une autre nature que celui de n'importe quelle recrue.
En bref
Cibles du mercatoLe mercato se referme sur le transfert de Francis Uzoho