Des mots à l'entraînement du Charleroi sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Isaac Mbenza en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
Alexis Flips était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Timothy Castagne y figure.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Alexis Flips, et l’entraîneur a laissé faire.
Démentie deux fois, imprimée trois fois : l’arithmétique habituelle. Tant que Jean-Philippe Krasso n’aura rien signé — un contrat à Charleroi ou ailleurs —, cette rubrique lui appartient.
4 buts en 22 matchs à Francs Borains — des chiffres qui rentrent à la maison plus vite que lui. À Charleroi, quelqu’un met à jour un tableur chaque lundi, et la lecture s’améliore de semaine en semaine.
41 points depuis la 6e place. Le titre est l'affaire de quelqu'un d'autre et la relégation le problème de quelqu'un d'autre ; ce qui reste, c'est la bataille pour les passeports.
En bref
Le bancBrodi Hughes demande à parler à l'entraîneur
Une soirée européenne dont le Charleroi se souviendra
3‑2 face à Novi Pazar, sous les projecteurs, contre des gens qui ne parlent pas la même langue que le public. C'est à ces soirées qu'un club mesure sa décennie, et il n'y en a jamais autant qu'on l'espère.
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient de la façon dont un autre s'entraîne, et Isaac Mbenza était au milieu. La seule dispute de vestiaire qui porte vraiment sur le football.
Alexis Flips et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
7 recrues en trois mois. Chacune peut être une amélioration et l'équipe peut tout de même être moins bonne un temps : c'est la partie d'une reconstruction qui n'apparaît jamais dans les bilans de mercato.
« On n'a pas été assez bons aujourd'hui et je ne vais pas maquiller ça. » Youri Chadli après 0‑2, sur le ton d'un homme qui connaît la question suivante et n'a pas l'intention d'y répondre.
$11.8M sur la table chez Cremonese. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
Indemnité réglée, salaire réglé, et Olympic Charleroi qui attend avec un maillot. Personne à Anderlecht ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
14 matchs sans défaite à domicile. Les équipes visiteuses arrivent en parlant déjà de l'ambiance, ce qui est généralement le signe qu'elles ont à moitié perdu avant le coup d'envoi.
Waasland-Beveren voulait plus que $3.2M et la direction n'a pas voulu y aller. On s'est retiré, pour l'instant, ce qui dans un mercato signifie jusqu'à ce que quelqu'un cède.
La série d'invincibilité atteint 9. Certains matches furent des victoires et d'autres des évasions, mais une équipe qui refuse de perdre est une équipe dont les autres vestiaires parlent.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Tristan Degreef et Anderlecht s'accordent pour 5 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
19 jours dans le communiqué, et derrière, une année de rééducation silencieuse que personne ne regardera. Charleroi perd un joueur pour une saison ; lui perd quelque chose de plus difficile à nommer.
Mercato25/01/2027
Comme s’il n’était jamais parti : Alexis Flips revient
Certains transferts demandent une campagne de presse. Celui-ci demandait un maillot avec l’ancien numéro. Alexis Flips est de nouveau un joueur de Charleroi, et la ville tient son histoire de l’été.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Charleroi des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Charleroi a demandé et Maccabi Haifa a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
Score final 1‑0, et l’après-midi fut celui de Jean-Philippe Krasso : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Charleroi.
Effectif25/01/2027
Des mots à l'entraînement du Charleroi sur qui travaille vraiment
Quelqu'un a dit tout haut ce que plusieurs pensaient. Isaac Mbenza en est au centre, et le groupe va découvrir si le niveau d'exigence monte ou si les deux cessent simplement de se parler.
8.13. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
En bref
Effectif8 nouveaux visages, et le Charleroi apprend encore à se connaître
Severin Nioule touché aux ligaments du genou — 29 jours d'absence
Les mots qu'un kiné prononce lentement. 29 jours, c'est ce que le club annoncera, et quiconque a déjà entendu ce diagnostic sait que le chiffre est le moindre du problème : le genou revient avant le joueur.
Indemnité réglée, salaire réglé, et Seraing qui attend avec un maillot. Personne à Charleroi ne prétend le contraire, et les supporters ont cessé de demander si pour demander quand.
4‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
L'offre est arrivée chez Anderlecht cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
L'indemnité est de $1.5M, le contrat est signé, et le débat sur ce qu'il vaut vraiment peut commencer. Cercle Brugge a négocié âprement ; le temps dira qui l'a emporté.
Cheick Keita était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 21 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
L'offre est arrivée chez Austin FC cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
$19.6M sur la table chez Al-Ittihad. L'entraîneur le voulait, la direction a validé un chiffre, et les seules voix qui restent à entendre sont celles de l'autre club.
Anderlecht est allé voir Waasland-Beveren avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Anderlecht, et elle ne sera pas retirée.
Enric Llansana était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Anderlecht a demandé et Westerlo a dit non sans discuter de montant. C'est la réponse la moins ambiguë du football, et celle que les clubs reviennent le plus souvent tester.
« J'ai tout donné, mais ma famille n'est pas ici — et moi non plus, à vrai dire. » On peut corriger une mauvaise passe à l'entraînement. De cela, personne n'a jamais été corrigé, et le Anderlecht le sait.
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Youssoufa Moukoko n'en avait pas besoin : 7.69, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
Il a 21 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
2 buts avant que le stade ait fini d'arriver. Lommel a passé le reste de l'après-midi à jouer un match déjà décidé, et tout le monde dans l'enceinte le savait.
Notes des joueurs02/11/2026
Quatre-vingt-dix minutes de Alexis Flips à son sommet
Noté 8.17. Il existe des carrières entières sans un seul après-midi pareil, et il vient d'en vivre un devant tout le Anderlecht.
La rétrogradation qu'un club n'annonce jamais et qu'un vestiaire remarque toujours. Adriano Bertaccini est plus loin de l'équipe qu'il ne l'était, et la raison ne lui sera donnée que s'il la demande.
Cela fait un titre médiocre et c'est la raison pour laquelle les joueurs croient à la promesse suivante. Le Anderlecht a dit à Andrew Omobamidele que quelque chose arriverait, et c'est arrivé — ce qui, dans ce métier, passe pour remarquable.
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Anderlecht peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
Noté 7.85 à 21 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
Alexis Flips et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
À 23 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
La plus vieille dispute de n'importe quel vestiaire et la seule qui porte vraiment sur le football : l'un trouve que l'autre n'en met pas assez. C'est aussi celle qu'un entraîneur, en privé, n'est pas fâché de voir arriver.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Yuya Kubo, et l’entraîneur a laissé faire.
Les clubs ont réglé l'indemnité et lui a réglé son salaire. Il reste une visite médicale et une photo, et autour de Anderlecht on a commencé à prononcer son nom au passé.
L’offre de Aalesund pour Lucas Hey a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Anderlecht des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
100 matchs sous le maillot. Personne ne se lance dans une carrière en visant un tel chiffre ; cela arrive à un certain type de joueur dans un certain type de club, et cette ville sait ce qu'elle a.
Dribbles réussis : 17. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
La liste est un document discret au sens très bruyant. Alexis Flips peut parler à qui le demande, et tout le monde au club sait ce que cela signifie.
Le banc24/08/2026
Enric Llansana écarté après une série de mauvaises prestations
La seule version d'une mise à l'écart contre laquelle un joueur ne peut rien objecter, et celle qu'il supporte le plus mal. Un autre a été meilleur et la composition le dit, publiquement, chaque semaine jusqu'à ce que cela change.