Noté 8.06 à 21 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
43 points, une place dans le haut du tableau et un stade qui commence à s'amuser. Personne ne prononcera le mot, ce qui est le signe le plus sûr que tout le monde y pense.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 22 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
Il a 23 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Les tribunes21/12/2026
Un long déplacement à Cercle Brugge qui valait le coup
3-1, et un coin du stade adverse qui a fait plus de bruit que tout le reste réuni. Ces cars partent avant l'aube et personne, en dehors d'eux, n'en parle jamais.
Le banc21/12/2026
Vu du banc
« On a maîtrisé. Il y a eu des passages que je n'ai pas aimés et on va les regarder, mais le groupe m'a montré quelque chose. » Leander Fellaini, sur une victoire 3‑1 qu'il décortiquait déjà sur le chemin de la salle de presse.
Tobias Lawal et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Pas une série — un vrai palier, tenu pendant des mois. À 19 ans, il fait à ce niveau des choses qu'il ne faisait pas en début de saison, et le staff vous dira précisément lesquelles.
Il a 22 ans et le stade chante déjà son nom, ce qui arrive aux gamins du coin et presque jamais aux recrues. Tout ce qui suit sera mesuré à l'aune d'une affection qu'il n'a rien fait pour mériter, sinon être d'ici.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Mario Stroeykens. 1‑0 contre Dender, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
8.01. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Leander Fellaini sur un 1‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Andrew Omobamidele y figure.
« On m'a dit des choses avant que je signe. Je ne les répéterai pas, mais je m'en souviens toutes. » Anderlecht n'ont pas répondu, ce qui est déjà une réponse.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à Anderlecht ne l’a entendue autrement.
Enric Llansana était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Je regarde tous les matchs de Anderlecht d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Heidenheim suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
À 21 ans, il a été meilleur que tous ceux de son âge dans la division quatre semaines d'affilée, ce qui est plus dur qu'un bon après-midi. Anderlecht essaiera de ne pas en faire trop.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Personne ne le confirmera, et les feuilles de match le confirment chaque semaine. Une erreur lui a valu une période comme deuxième choix déjà plus longue que l'erreur ne le méritait.
« Je n'ai pas signé pour regarder. Personne ne signe pour ça. » La plus vieille récrimination du football, et Anderlecht devra y répondre en minutes ou en transfert.
Les tribunesLes projecteurs sont braqués sur Maxime Lopez
18Édition
La Chronique de Anderlecht
30/11/2026
De notre correspondant footballOptimisme
Notes des joueurs30/11/2026
Valentin Atangana, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 8.04
Une note de 8.04 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
3 victoires d'affilée désormais, et la question n'est plus de savoir si la série s'arrêtera mais qui l'arrêtera. Une telle confiance ne s'achète pas ; elle se gagne exactement comme cela.
Valentin Atangana était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Score final 1‑0, et l’après-midi fut celui de Valentin Atangana : présent au moment décisif, et la raison pour laquelle les points restent à Anderlecht.
Le match autour duquel le calendrier s'organise. La forme passe par la fenêtre, le classement n'est pas consulté, et pendant quatre-vingt-dix minutes Anderlecht sera jugé sur une seule chose.
La moitié du calendrier jouée, le rang 1, 36 points au compteur. Multiplier par deux est le calcul que chaque supporter a fait, et le seul que personne au club ne fera à voix haute.
Le banc30/11/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Leander Fellaini a fait court après la victoire 1‑0, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
4‑0, et la marge ne flatte personne — elle aurait pu supporter un but ou deux de plus sans que quiconque proteste. C'est pour des après-midi comme celui-là que les gens reviennent.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Adriano Bertaccini l'a provoqué, et le 8.90 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
Premier, avec 33 points. Le classement est un fait, et un fait a le droit d'être savouré ; c'est aussi loin que quiconque au club est prêt à aller en public.
Andrew Omobamidele était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Notes des joueurs23/11/2026
Maxime Lopez n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.47. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Cela fait un titre médiocre et c'est la raison pour laquelle les joueurs croient à la promesse suivante. Le Anderlecht a dit à Valentin Atangana que quelque chose arriverait, et c'est arrivé — ce qui, dans ce métier, passe pour remarquable.
« On l'a méritée. Je leur ai demandé une réaction et je l'ai eue, et maintenant je veux la même samedi. » Leander Fellaini sur un 4‑0 qui lui a fait plus plaisir qu'il n'était prêt à le montrer.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Anderlecht des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Quelque chose a été dit à Maxime Lopez, et puis c'est arrivé. Dans ce métier, cela passe pour remarquable, et le vestiaire l'a remarqué plus vite qu'aucun supporter n'aurait pu.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Yuya Kubo, et l’entraîneur a laissé faire.
Personne au Anderlecht ne le dira officiellement et les compositions le disent depuis des semaines. Dans chaque effectif, un petit groupe est aligné quand le match est difficile : il en fait désormais partie.
« Ça avait assez duré. Je préfère le dire en face plutôt que de laisser traîner. » Dix minutes à huis clos à Anderlecht, et les deux hommes en sont ressortis en disant que tout allait bien.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Adriano Bertaccini : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Anderlecht qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Anderlecht a fait savoir au marché que Joachim Imbrechts était à prendre. Pas de prix sur l’annonce, mais tout le métier sait à peu près ce qu’elle dit.
La langue est venue, le haussement d'épaules est parti, et il râle à l'entraînement comme un homme qui compte être là l'an prochain. Rien de tout cela n'apparaît sur une indemnité, et tout se voit sur le terrain.
Seraing continue et Anderlecht rentre chez lui, 0‑2 pour sceller l'affaire. Le vestiaire dira que le championnat est désormais la priorité, parce que c'est ce que disent les vestiaires.
7.85, 1 sur la feuille et la comédie très particulière d'un joueur de la défense qui célèbre comme quelqu'un qui fait ça toutes les semaines. Ce n'est pas le cas, et c'est exactement pour cela que le stade a réagi ainsi.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Anderlecht des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
À 23 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.
OH Leuven a fait suer Anderlecht, mais le tableau d'affichage indiquait 2‑0 à la fin, et le classement ne demande jamais comment.
Notes des joueurs09/11/2026
Ilay Camara n'a pas vécu le même après-midi que les autres
8.40. Il y a des performances qu'un supporter décrit à quelqu'un qui n'était pas là sans parvenir à les rendre ; celle-ci en était une, et le chiffre n'aide pas davantage.
Direction09/11/2026
Personne n'est sorti vite du vestiaire de Anderlecht
La porte est restée close longtemps après le coup de sifflet final. Ce qui s'est dit là-dedans les regarde ; savoir si cela a servi, ce sera samedi.
Le banc09/11/2026
Quelqu'un d'autre est meilleur que Tobias Lawal en ce moment
La composition le répète en public chaque semaine, jusqu'à ce que cela change. Contre cette mise à l'écart-là, un footballeur n'a aucun recours, et c'est celle qu'il digère le moins bien.
Position 2, 27 points, et le résultat que tout le monde regarde en premier est désormais le leur. Le mot ne se prononce toujours pas autour du stade — c’est à cela qu’on sait que tout le monde y pense.
7 matchs sans défaite désormais. Certains ont été gagnés, d’autres survécus, mais une habitude se forme — et les habitudes sont ce qu’il y a de plus dur à affronter au football.
Colin Coosemans et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
La rétrogradation qu'un club n'annonce jamais et qu'un vestiaire remarque toujours. Adriano Bertaccini est plus loin de l'équipe qu'il ne l'était, et la raison ne lui sera donnée que s'il la demande.
« Je suis reconnaissant pour les matchs, mais je ne suis pas devenu footballeur pour être la pièce de rechange de quelqu'un. » Il veut être à Anderlecht, et 8 apparitions en 11 matchs disent qu'il a mérité qu'on l'écoute.
Certains matchs basculent sur un instant ; celui-ci a basculé sur un homme. 7.73 sur la feuille, et le public du Anderlecht est rentré avec un seul nom en tête.
« Je ne suis pas venu ici pour m'échauffer devant les gens. » Son contrat finira bien, il sait compter les semaines, et le Anderlecht devra lui donner une raison de rester ou une porte.
Un mois entier sans baisse de régime, pesé contre tous ceux de la division qui font le même métier. Moins bruyant qu'un trophée, et plus difficile à obtenir par accident.
Tobias Lawal était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Dribbles réussis : 15. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Adriano Bertaccini y figure.
Le banc26/10/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je suis frustré, honnêtement. On a fait assez pour gagner et on n'a pas gagné. » Leander Fellaini ne le cachait pas après 0‑0, et personne dans le vestiaire de Anderlecht non plus.
Joueur de la semaine, jugé face à tous les autres de la division. Une petite récompense, et une que la plupart des carrières ne ramassent jamais.
Match25/10/2026
Un point de pris ou deux de perdus pour Anderlecht ?
Quatre-vingt-dix minutes, aucun but, et le débat a commencé avant que le parking ne se vide : un point de gagné, ou deux de laissés contre RAAL La Louviere ? On en parlera encore jeudi.
Un derby n'est jamais qu'une affaire de football, mais le football a aidé : 2‑0, et le parcage visiteur s'est vidé avant l'heure. Droit de chambrer renouvelé pour une saison.
Contre un autre adversaire, la victoire vaudrait trois points et rien de plus. Contre ceux-là, avec son nom dessus, elle vaut un an de fierté pour Anderlecht et une histoire qui survivra à son contrat.
À 22 ans, il fait cette saison des choses qu'il ne savait pas faire la saison dernière, et il les fait chaque semaine. La forme va et vient ; ceci est resté assez longtemps pour mériter un autre nom.
Les carrières sont censées plafonner puis décliner, et ceux qui l'ignorent sont toujours ceux qui écoutaient à l'entraînement. 3 points, sur des mois, à un âge où la direction ne va normalement que dans un sens.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Anderlecht des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
2 buts avant que le stade ait fini d'arriver. Club Brugge a passé le reste de l'après-midi à jouer un match déjà décidé, et tout le monde dans l'enceinte le savait.
RAAL La Louviere au programme, et les deux équipes que la division observe se retrouvent face à face. Le vainqueur s'entendra dire que rien n'est joué dans le même souffle que les félicitations.
« La signature la plus facile de ma carrière. » Mario Stroeykens et Anderlecht s'accordent pour 5 années de plus, et l'entraîneur peut désormais construire autour de lui plutôt que penser à le remplacer.
Valentin Atangana et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
Club Brugge au programme, ce qui veut dire une semaine qui commence dès lundi. Tout le reste de cette page sera oublié samedi ; ce match-là ne le sera pas avant un an.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Une semaine de plus, un lien de plus, un démenti de plus auquel personne ne croit tout à fait. Anderlecht sait que c'est le marché qui tranche, pas les pages sportives — mais les pages sportives parlent plus fort.
Chaque effectif compte un match de ce genre pour quelqu'un chaque saison. Celui-ci est celui de Adriano Bertaccini : le club qui l'a connu en premier, des supporters qui décideront dès la première minute s'il faut applaudir, et Anderlecht qui a besoin qu'il joue comme si rien de tout cela ne comptait.
Chaque entraîneur garde en tête une courte liste des hommes qu'il veut sur le terrain quand l'enjeu monte, et elle n'est jamais publiée. Les feuilles de match des grands après-midi disent que Lukáš Ambros y figure.
Colin Coosemans a fait le calcul et n'aime pas le résultat. Rien ne ronge un groupe plus vite, et aucun club n'a jamais réglé cela en expliquant la grille des salaires à un footballeur.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Joakim Lavia
16 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Anderlecht perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Enric Llansana et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
« Je regarde tous les matchs de Anderlecht d’ici. Ça dit tout de l’endroit où est ma tête. » Le prêt à Heidenheim suit son cours, mais le cœur n’a jamais fait le voyage.
« Celui qui ne court pas pour ce maillot ne le portera pas longtemps. » Aucun nom n'a été prononcé, et ce n'était pas la peine : dans le vestiaire, tout le monde a compris.
Quatre semaines pendant lesquelles personne dans la division n'a mieux fait son travail. Le trophée va sur une étagère et le joueur retourne dans l'équipe, l'ordre que Anderlecht préfère.
Le conseil a répondu par de l'argent plutôt que par des encouragements, la seule réponse qu'un entraîneur attende jamais. Bien le dépenser est désormais son affaire à lui seul.
9 recrues en un seul mercato. Chacune peut être une amélioration, et l'équipe peut quand même être moins bonne pendant un temps, la partie d'une reconstruction que les verdicts ne mentionnent jamais.
Une blessure au genou de la pire espèce pour Joakim Lavia
24 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Anderlecht perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
9 arrêts, et un score auquel les dix hommes devant lui n'avaient aucun droit. On ne remarque les gardiens que les mauvais jours ; celui-ci faisait partie des autres.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Mathys Angély a 19 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
4 succès consécutifs en déplacement. Les équipes qui gagnent dehors savent en général défendre et contrer, et le classement commence à refléter ce que ces voyages ont rapporté.
Enric Llansana et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Une victoire 1‑0 contre KAA Gent, arrachée plus qu'offerte, et le genre d'après-midi qui renvoie tout le monde à la maison en parlant de la semaine prochaine plutôt que de celle-ci.
Dribbles réussis : 15. Il passait les gens comme si on lui avait promis une récompense pour chacun, et à la fin le latéral avait cessé de faire semblant d'essayer.
Le bancTobias Lawal demande à parler à l'entraîneur
8Édition
La Chronique de Anderlecht
21/09/2026
De notre correspondant footballTriomphe
Effectif21/09/2026
Une blessure au genou de la pire espèce pour Joakim Lavia
34 jours selon l'estimation, et une longue année de rééducation, privée et sans gloire, que personne ne regarde. Le Anderlecht perd un footballeur ; lui perd bien davantage qu'une saison.
Antwerp voudra vite oublier celui-là : 4‑0, tous les duels perdus, et un long trajet du retour. Anderlecht a été impitoyable comme savent l'être les bonnes équipes.
Andrew Omobamidele et un coéquipier se sont dit cette semaine des choses qu'il faudra plus d'une semaine pour effacer. Il ne s'agissait pas de football, et les deux jouent samedi.
La forme va et vient ; celle-ci n'est pas partie. Lukáš Ambros a 22 ans, et la version qui s'entraîne aujourd'hui n'aurait pas intégré l'équipe dans laquelle il était il y a un an.
Tout le monde soupçonnait cette version du joueur, et la voilà démontrée. 8.17, et pas une objection dans le stade.
Le banc21/09/2026
Vu du banc
« On a maîtrisé. Il y a eu des passages que je n'ai pas aimés et on va les regarder, mais le groupe m'a montré quelque chose. » Leander Fellaini, sur une victoire 4‑0 qu'il décortiquait déjà sur le chemin de la salle de presse.
« Trente minutes, porte fermée, tout a été dit. On s’est serré la main après. » Ce qui était dans la pièce est resté dans la pièce, et Marco Kana s’est entraîné le lendemain matin comme un homme plus léger.
7.86, 1 sur la feuille et la comédie très particulière d'un joueur de la défense qui célèbre comme quelqu'un qui fait ça toutes les semaines. Ce n'est pas le cas, et c'est exactement pour cela que le stade a réagi ainsi.
Colin Coosemans était au centre, et lorsqu'on les a séparés, trois ou quatre autres étaient impliqués. Un centre d'entraînement est un lieu étroit, et les longues saisons le rétrécissent.
Demandez à n’importe qui à la sortie ce qui a séparé les deux équipes : un nom revient, Maxime Lopez. 3‑1 contre Sint-Truiden, et les applaudissements du coup de sifflet étaient surtout pour lui.
Il existe une chaleur particulière qu'un stade réserve à un joueur de 23 ans qu'il considère comme le sien. Ilay Camara l'a désormais, et tout ce qu'il fera ici sera mesuré à l'aune d'une bienveillance qu'on lui a offerte.
3 succès consécutifs en déplacement. Les équipes qui gagnent dehors savent en général défendre et contrer, et le classement commence à refléter ce que ces voyages ont rapporté.
100 matchs sous le maillot. Personne ne se lance dans une carrière en visant un tel chiffre ; cela arrive à un certain type de joueur dans un certain type de club, et cette ville sait ce qu'elle a.
Personne ne le confirmera, et les feuilles de match le confirment chaque semaine. Une erreur lui a valu une période comme deuxième choix déjà plus longue que l'erreur ne le méritait.
1 erreur, un but, et une soirée devant les mêmes trois secondes. Il la reverra ce soir, demain et sans doute en février, et quiconque a joué sait sur quelle image il s'arrête.
Le banc14/09/2026
Le verdict de l'entraîneur
« Je ne vais pas m'emballer et je ne les laisserai pas s'emballer non plus. C'était une bonne journée. Il y en aura de plus dures. » Leander Fellaini a fait court après la victoire 3‑1, ce que font les entraîneurs quand ils sont contents.
En bref
Notes des joueursCoba les a provoqués tout le match
« Ce n’est pas de la colère. J’y pense depuis des mois, et rien de ce qui s’est passé récemment n’a changé mon avis. » La demande est posée sur un bureau de Anderlecht, et elle ne sera pas retirée.
Anderlecht a offert $11.1M ; Urawa Reds a répondu qu'on en était loin. On dira à l'entraîneur que l'argent est toujours là pour le bon joueur, ce qu'on dit aux entraîneurs.
L'offre était très loin du compte et Anderlecht n'ont pas eu besoin de longtemps. Personne dans ce métier ne prend un premier refus pour une fin.
Direction07/09/2026
Clôture du mercato : 4 à l'entrée, 7 à la sortie
Voilà les affaires faites à Anderlecht jusqu'à la réouverture du mercato. Savoir si c'était suffisant se décidera le samedi plutôt que dans une chronique, et le premier samedi est proche.
« Je veux jouer pour des trophées tant que mes jambes me le permettent. » Rien dans cette phrase n’est une demande de transfert, et personne à Anderlecht ne l’a entendue autrement.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Anderlecht des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Effectif07/09/2026
Une blessure musculaire et 14 jours d'absence pour Yuya Kubo
La blessure la plus courante du football et celle dont on revient le plus souvent trop vite. Anderlecht annoncera 14 jours et prendra ses précautions, parce que la deuxième est toujours pire que la première.
« Je titularise des joueurs qui font le travail. Tout le travail. » Aucun nom n’a été prononcé ; toutes les caméras se sont quand même tournées vers Oleg Reabciuk, et l’entraîneur a laissé faire.
L'entraîneur a réordonné ses priorités et Mario Stroeykens en est ressorti plus bas. On lui dira que c'est temporaire, et les joueurs qui ont déjà entendu cela éviteront son regard.
En bref
Effectif9 nouveaux visages, et le Anderlecht apprend encore à se connaître
« Je n'ai rien de mauvais à dire sur cet endroit. J'ai simplement besoin d'être ailleurs. » C'est écrit désormais, et cela change ce que Anderlecht peuvent feindre de ne pas avoir entendu.
L’offre de Volendam pour Adriano Bertaccini a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
L'offre est arrivée chez Urawa Reds cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
Le plus dur, à 21 ans dans une équipe première, c'est que personne ne fait de cadeau. Mario Stroeykens n'en avait pas besoin : 7.82, et il avait l'air du plus tranquille sur le terrain.
RAAL La Louviere voulait plus que $990.0K et la direction n'a pas voulu y aller. On s'est retiré, pour l'instant, ce qui dans un mercato signifie jusqu'à ce que quelqu'un cède.
Alexis Flips et un coéquipier en sont venus aux mots, et pas à propos de football. Un centre d'entraînement est un petit monde, et une longue saison le rapetisse encore.
Le nom de Yuya Kubo est apparu dans des conversations dont Anderlecht ne faisait pas partie. Rien d'officiel, rien de signé — mais rien d'accidentel non plus.
Pas maintenant, pas à un prix que le club était prêt à prononcer à voix haute. Kashima Antlers garde son homme, et Anderlecht retourne à une liste avec un nom rayé dessus.
Il arrive un moment où un club assume son ambition ou admet qu'il n'en a pas. Le Anderlecht a payé $7.0M pour Valentin Atangana, ce qui est la façon la plus bruyante de dire lequel des deux il a choisi.
Chaque footballeur a une réponse à la question sur le club de son enfance, et la plupart n'ont jamais l'occasion d'agir en conséquence. Valentin Atangana l'a eue, à Anderlecht, et le premier mois montrera ce que cela fait à un homme.
$3.0M était le maximum que le club paierait et Lommel demandait davantage. Ce genre d'affaire ressuscite dans la dernière semaine du mercato une fois sur deux, et tout le monde le sait.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $1.2M : un club qui veut Yllan Okou au point de demander deux fois.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Anderlecht des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
Certains matchs basculent sur un instant ; celui-ci a basculé sur un homme. 7.95 sur la feuille, et le public du Anderlecht est rentré avec un seul nom en tête.
En bref
EffectifPas de place pour Maxime Lopez dans le nouveau système
Le Anderlecht dépense $31.7M pour élever le niveau
Ce n'est pas de la profondeur d'effectif et personne ne fait semblant. $31.7M ont été payés parce que Maxime Lopez est tout simplement meilleur que ce qui était déjà là, et le club a décidé d'arrêter d'attendre.
Utrecht paie $8.9M, et l'affaire est conclue. Le chiffre se lit bien dans un bilan ; savoir s'il se lira aussi bien sur le terrain est la question de la saison prochaine.
Notes des joueurs17/08/2026
Mario Stroeykens, 21 ans, joue comme s'il était là depuis des années — 8.27
Une note de 8.27 veut dire une chose à côté du nom d'un joueur de vingt-neuf ans et tout autre chose à côté de celui d'un joueur de 21 ans. Personne dans le stade n'a eu besoin qu'on le lui explique.
$4.8M était le maximum que le club paierait et Charleroi demandait davantage. Ce genre d'affaire ressuscite dans la dernière semaine du mercato une fois sur deux, et tout le monde le sait.
Anderlecht est allé voir Lommel avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $3.3M : un club qui veut Jason van Duiven au point de demander deux fois.
Les clubs se sont serré la main avec Paris FC ; le joueur, pas encore. Les conditions personnelles viennent ensuite, et c'est là que meurent plus de transferts qu'on n'en imprime.
Il y a un silence très particulier dans un parcage visiteur qui regarde un homme marquer deux fois. Adriano Bertaccini l'a provoqué, et le 8.80 à côté de son nom est plutôt généreux pour tous les autres.
L'offre est arrivée chez Al-Ahli cette semaine, et c'est là-bas qu'on y répondra. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à savoir à quel volume la porte se referme.
Anderlecht est allé voir Charleroi avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
Noté 8.03 à 21 ans, dans une équipe qui ne fait aucune concession à l'âge. Il n'en avait pas besoin, et il avait l'air de l'homme le moins nerveux du terrain.
L’offre de Valur pour Samuel Ntanda a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
Le téléphone s’est remis à sonner au sujet de Killian Sardella, et cette fois c’est Utrecht au bout du fil. Anderlecht écoute poliment et ne promet rien.
Le montant validé ne suffisait pas. Le conseil a été saisi une seconde fois et a relevé sa propre offre à $4.7M : un club qui veut Marcos Peano au point de demander deux fois.
Anderlecht est allé voir Paris FC avec une proposition, et les supporters sont allés sur internet avec un avis dessus. Que l'un ou l'autre change quelque chose dépend du club vendeur.
L’offre de Vitesse pour Tristan Degreef a été écoutée puis renvoyée le jour même. Une première offre est rarement faite pour aboutir ; elle sert à mesurer la force avec laquelle la porte se referme.
On a compté 6 arrêts dans cette rencontre, dont au moins trois qui n'auraient jamais dû en être. Les dix joueurs de champ lui doivent une tournée, et ils le savent.
« Certaines décisions prennent du temps. Celle-ci a pris dix minutes, dont l’essentiel à chercher un stylo. » Colin Coosemans et Anderlecht s’accordent pour 2 années de plus.
Noté 7.14 sur 16 actions aux deux extrémités du terrain. Ce genre de milieu est qualifié de peu spectaculaire par des gens qui n'ont jamais essayé de jouer contre un.
Il ne s'agissait pas de football, et tous ceux qui ont vu la scène le savent. Deux hommes qui doivent jouer ensemble samedi se sont dit cette semaine au Anderlecht des choses qui prendront plus d'une semaine à effacer.
À 22 ans, on chante son nom des gens qui ont le double de son âge : une affection qu'une recrue met des années à mériter et qu'un gamin du coin obtient en se présentant. C'est aussi la chose la plus difficile à assumer dans ce sport.